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22.10.2026 11:21 AM
Les Gardiens de la révolution adoptent une posture offensive, l'Europe confrontée à une pression sur le gaz et Trump face à un tournant électoral. Calendrier des traders pour les 22–23 octobre
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Il semble que Téhéran ait profondément révisé les fondements de sa stratégie militaire. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a officiellement annoncé que la doctrine militaire de la République islamique serait désormais explicitement « offensive et asymétrique ». Le porte‑parole de l’IRGC, le général de brigade Hossein Mohebbi, a déclaré dans une interview à SNN que le concept précédent — limité à des actions défensives et à des frappes de représailles uniquement en cas d’agression directe — appartenait au passé. Le commandement iranien menace désormais ouvertement de mener des incursions à grande échelle dans tout pays qui tenterait une attaque.

Le but de la nouvelle doctrine est de porter une frappe préventive d’une telle ampleur à un adversaire qu’il prenne pleinement la mesure de la puissance et de la détermination de Téhéran. Cette rhétorique dure se traduit par des opérations sur le théâtre maritime du golfe Persique :

  • quatre pétroliers ont été touchés près de la zone d’opérations de l’IRGC ;
  • trois navires commerciaux ont ensuite été endommagés par des mines navales à l’ouest du détroit d’Hormuz ;
  • l’aéroport international de Dammam, en Arabie saoudite, a subi une frappe aérienne ;
  • les forces houthies pro‑iraniennes poursuivent leurs raids réguliers contre des cibles stratégiques et de transport saoudiennes.

Pression politique sur Trump

À Washington, au contraire, les responsables manifestent une nette réticence à rechercher un compromis diplomatique. Le président Donald Trump a déclaré au pool de la Maison‑Blanche qu’il excluait catégoriquement toute discussion avec Téhéran : « Non, je pense que nous ne négocions pas. Nous allons avoir quelque chose, d’une manière ou d’une autre, qui se produira assez vite. La plupart des gens semblent penser que ce sera après l’élection, et nous verrons ce qui se passera. » Il n’a pas dévoilé les détails des actions envisagées et a décrit la situation financière et militaire de l’Iran comme critique.

Trump estime que l’Iran « n’a tout simplement plus d’argent » et que l’armée iranienne, la marine et les forces aériennes ont été très largement dégradées par les opérations américaines antérieures. Il a qualifié les actions contre l’Iran parmi les décisions les plus marquantes de son administration, arguant que seule une intervention militaire vigoureuse avait empêché l’Iran d’acquérir un arsenal nucléaire. Il ne fait guère de doute que Washington évitera toute escalade avant le scrutin, afin de protéger l’administration contre des chocs électoraux.

Le dilemme gazier de l’Europe

Les mêmes dynamiques se manifestent en France, où des protestations contre la hausse du coût de la vie ont éclaté. Le président Emmanuel Macron a publiquement reconnu que la menace d’un blocage du détroit d’Hormuz avait été catastrophiquement sous‑estimée par la communauté internationale. Les opérateurs doivent toutefois distinguer strictement le pétrole, le diesel et le gaz : chaque marché obéit à sa propre dynamique, avec son propre équilibre entre l’offre et la demande et ses responsables spécifiques. Paradoxalement, il n’existe pas de pénurie mondiale de gaz naturel liquéfié (LNG).

Selon les calculs de l’IEA, les livraisons mondiales de LNG en 2026 seront globalement inchangées par rapport à 2025. Les exportations perdues du Qatar et des Émirats, en raison des tensions dans le Golfe, ont été presque entièrement compensées par de nouvelles capacités terminales aux États‑Unis, en Australie et dans plusieurs États africains. Le gaz physique n’a pas disparu des marchés mondiaux, mais les prix spot ont atteint des niveaux record. La raison réside dans le comportement des acheteurs — avant tout les achats européens et chinois :

1. Échec de la stratégie d’approvisionnement de l’Europe. Les erreurs de gestion du gaz européen ont commencé à apparaître l’automne dernier. Les négociants de l’UE ont délibérément sous‑rempli les installations de stockage souterrain de gaz (UGS), jugeant les prix actuels trop élevés et espérant des baisses saisonnières. Après le blocage d’Hormuz, les prix n’ont pas diminué, ils ont flambé. Les opérateurs européens ont été contraints d’acheter dans l’urgence des cargaisons de LNG, en concurrence avec les importateurs asiatiques, ce qui a encore fait grimper les prix. En conséquence, au 1er octobre, le taux moyen de remplissage des UGS en Europe n’était que d’environ 72 % — un niveau historiquement catastrophique à l’orée de la saison de chauffe. Affronter les pics de froid hivernaux avec de tels stocks devient une épreuve de survie extrême pour le système énergétique du continent.

2. Crise charbonnière en Chine. Un second puissant facteur haussier est venu de Pékin. Un accident sur un site minier de charbon dans la province du Shanxi au printemps a entraîné un durcissement draconien des normes de sécurité dans tout le pays. Les mineurs ont dû se conformer à des régimes très stricts, provoquant une forte baisse de la production de charbon alors que la demande d’électricité continuait de croître régulièrement. La pénurie de combustibles solides a contraint les autorités chinoises à intensifier la production électrique à partir de gaz et à balayer le marché mondial du LNG, privant l’Europe de la possibilité d’acheter des cargaisons disponibles à des prix raisonnables.

Les Treasuries comme valeur refuge et consolidation du dollar américain

Les tensions au Moyen‑Orient et la hausse des prix de l’énergie maintiennent une forte pression inflationniste, mais le marché obligataire américain a trouvé un répit. Les investisseurs achètent activement des US Treasuries décotés comme valeur refuge classique, dans un contexte de large correction sur les valeurs technologiques et de fuite des capitaux hors des actions surchauffées liées à l’IA. Les dernières publications macroéconomiques américaines ont montré un ralentissement de l’activité des constructeurs de logements et un effondrement des transactions sur le marché résidentiel à des plus bas historiques.

Une série de réunions des grandes banques centrales mondiales se profile. Le consensus de marché écarte désormais presque tout changement de cap la semaine prochaine : la Federal Reserve, la Banque centrale européenne et la Bank of Japan devraient très probablement laisser leurs taux directeurs inchangés. Cependant, la prime géopolitique intégrée dans les contrats sur matières premières attise les attentes inflationnistes, et sa hausse empêchera les banques centrales d’assouplir leur politique prématurément.

22 octobre

22 octobre, 09h00 / Zone euro / **/ Nouvelles immatriculations automobiles en septembre / préc. : 3,0 % / réel : 4,5 % / prévision : 10,1 % / EUR/USD — en hausse

Le marché automobile de l’UE a enregistré en août son septième mois consécutif de croissance, progressant de 4,5 % grâce à un solide afflux d’acheteurs vers le segment des véhicules électriques. Les véhicules entièrement électriques (BEV) ont représenté 21,7 % des ventes totales, la France, l’Allemagne et le Danemark en étant les principaux moteurs. Parmi les plus grandes économies du bloc, l’Espagne a affiché une croissance à deux chiffres des immatriculations (+11,8 %), tandis que la France, l’Italie et l’Allemagne ont enregistré des hausses plus modestes mais régulières. Les analystes s’attendent à une nette accélération des nouvelles immatriculations en septembre. Une forte reprise de la demande des consommateurs comme de la production automobile soutiendrait l’euro.

22 octobre, 13h00 / Royaume‑Uni / **/ Indice CBI d’optimisme des entreprises T4 (anticipé) / préc. : ?65 / réel : ?36 / prévision : ?38 / GBP/USD — en baisse

L’indicateur trimestriel de sentiment des entreprises de la Confederation of British Industry a fortement rebondi au T3, remontant à ?36 après un plongeon marqué au T2. Malgré la réduction sensible du pessimisme chez les industriels, l’indice reste très en deçà de sa norme de long terme, ce qui reflète la prudence des entreprises dans un contexte de taux élevés et d’instabilité géopolitique. Les marchés anticipent une légère détérioration du climat des affaires au T4. Toute nouvelle faiblesse de la confiance des entreprises pèserait sur la livre.

22 octobre, 13h00 / Royaume‑Uni / **/ Solde des carnets de commandes manufacturières CBI pour octobre (anticipé) / préc. : ?25 / réel : ?9 / prévision : ?20 / GBP/USD — en baisse

L’enquête CBI de septembre a enregistré le meilleur niveau du solde des commandes manufacturières depuis l’été 2023. Le tableau industriel a été façonné par :

  • une réduction marquée du recul des carnets de commandes domestiques et à l’export, désormais au‑dessus de leurs moyennes de long terme ;
  • un net ralentissement des anticipations de hausse des prix départ‑usine, les rapprochant de niveaux normaux ;
  • des attentes de production prudentes pour les prochains mois, dans un contexte de coûts élevés de l’énergie, du travail et de la logistique.

Le consensus pour la publication d’octobre table sur un recul notable et une dégradation du solde des commandes manufacturières. Un affaiblissement des indicateurs de carnets de commandes exercerait une pression à la baisse sur la livre.

22 octobre, 15h30 / Canada / **/ Prix des logements neufs pour septembre (m/m) / préc. : ?0,1 % / réel : ?0,1 % / prévision : 0,4 % / USD/CAD — en baisse

En août, les prix sur le marché primaire du logement au Canada ont reculé d’un symbolique 0,1 % sur un mois, reproduisant la trajectoire des deux mois précédents. La quasi‑stagnation des prix des unités, conjuguée à la stabilisation de la valeur des terrains, témoigne d’une mise en place progressive d’un plancher de prix dans la construction résidentielle après un long refroidissement dû au crédit coûteux. Les experts s’attendent à un retour clair à la croissance sur le marché primaire en septembre. Une reprise de l’activité de construction soutiendrait le dollar canadien.

22 octobre, 15h30 / Canada / **/ Indice des prix des produits industriels (IPPI) pour septembre / préc. : 12,3 % / réel : 13,5 % / prévision : 14,1 % / USD/CAD — en baisse

Les prix départ‑usine au Canada ont accéléré en août, progressant de plus d’un point de pourcentage. La hausse des coûts de production s’est synchronisée avec un mouvement haussier global sur les marchés de matières premières, contraignant les producteurs à répercuter l’augmentation des coûts des intrants matériels sur les prix des biens finaux. Le rapport de septembre anticipe une nouvelle hausse des pressions inflationnistes industrielles. Une inflation de gros plus forte accroît la probabilité d’un maintien d’une politique monétaire stricte par la banque centrale, ce qui soutient le dollar canadien.

22 octobre, 15h30 / Canada / **/ Indice des prix des matières premières (RMPI) pour septembre / préc. : 18,2 % / réel : 22,8 % / prévision : 24,0 % / USD/CAD — en baisse

La croissance annuelle des prix des matières premières au Canada a montré en août un puissant rallye, atteignant 22,8 % — très au‑dessus des moyennes de long terme des quatre dernières décennies. Cette flambée a été alimentée par des perturbations mondiales de l’offre énergétique et par de fortes hausses des principaux intrants bruts de l’industrie manufacturière. Les analystes s’attendent à la poursuite de ce rallye des matières premières. Des prix d’exportation élevés pour les produits de base fourniront un soutien important au dollar canadien.

22 octobre, 15h30 / États‑Unis / **/ Nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage / préc. : 198 k / réel : 199 k / prévision : 200 k / USDX (indice dollar à six devises) — en baisse

Les données hebdomadaires du département américain du Travail montrent une stabilité proche des records : les nouvelles demandes d’allocations chômage restent sous le seuil des 200 000, et les demandes continues ont reculé à 1,71 million, se maintenant près des plus bas de trois ans. Malgré une hausse locale des demandes émanant de salariés du secteur public, l’ensemble du tableau du marché du travail reste cohérent avec un scénario de plein-emploi dans l’économie américaine. La prochaine publication devrait faire apparaître une légère hausse des nouvelles demandes. Les premiers signaux d’un affaiblissement des embauches exerceraient une pression baissière sur le dollar américain.

22 octobre, 17h00 / Zone euro / ***/Indice de confiance des consommateurs pour octobre (anticipé) / préc. : ?15,5 / effectif : ?16,5 / prévision : ?17,0 / EUR/USD — en baisse

L’indicateur avancé de confiance des ménages dans la zone euro est tombé à ?16,5 en septembre, interrompant une reprise qui durait depuis quatre mois. Le stress des ménages reflète un ensemble de facteurs :

  • une flambée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient et à l’anticipation de taux durablement élevés ;
  • une dégradation de l’appréciation par les ménages de leur situation financière, passée comme future ;
  • une perception plus négative de la situation économique générale ;
  • une forte chute des projets d’achats importants.

Les analystes s’attendent à un approfondissement du pessimisme des consommateurs en octobre. L’affaiblissement de la demande intérieure pèsera sur l’euro.

22 octobre, 18h00 / États-Unis / **/ Indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour octobre (anticipé) / préc. : 17 / effectif : 20 / prévision : 18 / USDX — en baisse

L’activité manufacturière dans le district de la Federal Reserve Bank of Kansas City a atteint en septembre son plus haut niveau depuis le printemps 2022. La reprise a concerné à la fois les biens durables et non durables, avec un dynamisme particulièrement marqué dans le mobilier, le caoutchouc et les produits plastiques. Les principaux indicateurs avancés confirment le regain d’activité : les soldes de nouvelles commandes ont bondi à des plus hauts de plusieurs mois et les livraisons ont nettement progressé, même si la hausse des coûts d’intrants et la prudence des anticipations des dirigeants à six mois continuent de freiner les plans d’embauche. Le rapport d’octobre devrait faire apparaître un ralentissement modéré de l’activité manufacturière régionale. Un fléchissement de l’activité exercerait une pression baissière sur le dollar américain.

23 octobre

23 octobre, 01h00 / Australie /**/ S&P Global indice PMI manufacturier préliminaire pour octobre / préc. : 52,0 / effectif : 49,6 / prévision : 49,4 / AUD/USD — en baisse

Le PMI manufacturier de l’Australie est passé en zone de contraction en septembre, marquant la détérioration la plus prononcée des conditions depuis 21 mois. Le principal déclencheur a été un recul simultané de la demande intérieure et des exportations : après trois mois de hausse, les nouvelles commandes ont diminué, la concurrence et la cherté des intrants obligeant les usines à réduire leur production au rythme le plus rapide depuis fin 2024. Les retards logistiques liés à la crise au Moyen-Orient et les conditions météorologiques défavorables en Asie ont aggravé la situation, entraînant la première baisse de l’emploi dans le secteur depuis cinq mois. La publication préliminaire d’octobre devrait signaler une nouvelle aggravation du repli industriel. Une dégradation de la conjoncture manufacturière pèsera sur le dollar australien.

23 octobre, 01h00 / Australie /**/ S&P Global indice PMI des services préliminaire pour octobre / préc. : 53,2 / effectif : 51,9 / prévision : 51,1 / AUD/USD — en baisse

Le secteur des services australien est resté en légère expansion en septembre, mais la croissance est tombée à un plus bas de trois mois sur fond de faibles entrées de nouvelles affaires. Malgré un redressement timide des commandes étrangères, les entreprises de services ont commencé à réduire leurs effectifs pour contenir la hausse rapide des coûts, liée à l’augmentation des prix des carburants et du travail. La hausse des coûts de production est répercutée sur les prix finaux, et, combinée au recul de la confiance des entreprises, elle alimente les doutes sur la pérennité de la demande des ménages. Le consensus pour octobre table sur un nouveau ralentissement de l’activité dans les services. Un refroidissement de la croissance des services pèsera sur le dollar australien.

23 octobre, 02h01 / Royaume-Uni / **/ Indice de confiance des consommateurs GfK pour octobre (anticipé) / préc. : ?14 / effectif : ?13 / prévision : ?15 / GBP/USD — en baisse

L’enquête GfK de septembre a montré une amélioration inattendue du sentiment des consommateurs au Royaume-Uni, à son meilleur niveau depuis plus de deux ans. Les ménages se sont nettement montrés plus optimistes quant à leurs finances personnelles et aux perspectives économiques nationales, ce qui s’est traduit par des gains parallèles sur l’ensemble des indicateurs de confiance associés. Néanmoins, l’indice reste profondément négatif, et une nouvelle poussée d’inflation des prix de l’énergie fait peser un risque sérieux sur le moral des ménages à l’approche de l’hiver. Les analystes s’attendent à un repli de la mesure en octobre. Un retour à une confiance plus faible des consommateurs pèsera sur la livre sterling.

23 octobre, 02h30 / Japon / ***/IPC de septembre / préc. : 1,9 % / effectif : 1,9 % / prévision : 2,3 % / USD/JPY — en baisse

L’inflation annuelle des prix à la consommation au Japon est restée en août à son plus haut niveau de l’année, portée par la hausse persistante des prix des biens ménagers, de l’alimentation et des services de transport. La hausse des prix du gaz a été compensée par les subventions publiques à l’électricité, et l’inflation sous-jacente hors produits frais a légèrement ralenti pour la première fois en quatre mois, restant cependant en deçà du seuil de 2 % visé par la politique monétaire. La publication de septembre devrait montrer une nette accélération des prix à la consommation. Un environnement d’inflation plus soutenue accroîtrait la probabilité de nouveaux resserrements de la Bank of Japan et soutiendrait le yen.

23 octobre, 03h30 / Japon / **/ S&P Global indice PMI manufacturier préliminaire pour octobre / préc. : 54,9 / effectif : 54,1 / prévision : 59,5 / USD/JPY — en baisse

Le PMI manufacturier du Japon est resté à 54,1 en septembre, signalant l’expansion la plus lente depuis le printemps. Le ralentissement de la production et des ventes domestiques s’est accompagné d’un allongement des délais de livraison des fournisseurs, ce qui a conduit les entreprises à reconstituer leurs stocks de matières premières pour la première fois en plus de deux ans. La demande extérieure et l’emploi sont restés robustes, proches de leurs plus hauts niveaux pluriannuels, tandis que les pressions inflationnistes sur les coûts d’intrants ont fléchi pour atteindre un plus bas de six mois. La lecture préliminaire d’octobre anticipe un net regain d’activité industrielle. Une reprise significative de la production manufacturière renforcerait le yen.

23 octobre, 01h00 / Australie / **/ S&P Global indice PMI des services préliminaire pour octobre / préc. : 53,2 / effectif : 51,9 / prévision : 50,5 / AUD/USD — en baisse

Le secteur des services australien a enregistré en septembre son expansion la plus faible en trois mois. Le ralentissement des nouvelles affaires domestiques a incité les entreprises à réduire leurs effectifs pour la première fois depuis mai, afin de maîtriser la hausse rapide des coûts d’exploitation, tirée par la progression des prix du carburant et des salaires. La nécessité de répercuter des coûts d’intrants plus élevés sur les prix finaux, dans un contexte de baisse de la confiance des entreprises, renforce les risques pesant sur la pérennité de la demande. Le consensus pour octobre prévoit un nouvel affaiblissement de l’activité, proche du seuil de stagnation. Un ralentissement de la croissance des services pèsera sur le dollar australien.

23 octobre, 09h00 / Royaume-Uni / ***/ Ventes au détail de septembre / préc. : 1,2 % / effectif : 2,4 % / prévision : 1,0 % / GBP/USD — en baisse

Les volumes de ventes au détail au Royaume-Uni ont augmenté de 2,4 % sur un an en août, dépassant nettement les attentes et la moyenne de long terme des trois dernières décennies. Cette forte progression de la consommation a suivi une hausse modérée en juillet, soutenant temporairement le secteur du commerce de détail à l’approche de la saison automnale. Le consensus pour septembre table sur un net ralentissement du chiffre d’affaires du commerce de détail. Un repli marqué des dépenses de consommation pèsera sur la livre sterling.

23 octobre, 10h30 / Allemagne / ***/ S&P Global indice PMI manufacturier préliminaire pour octobre / préc. : 54,3 / effectif : 53,9 / prévision : 53,5 / EUR/USD — en baisse

Le secteur manufacturier allemand est resté en nette expansion en septembre, avec un PMI composite à 53,9, proche de ses plus hauts de deux ans. La croissance a été soutenue par une production robuste et un carnet de commandes en hausse, ce qui a porté le taux d’utilisation des capacités à son plus haut depuis le printemps 2022 et nettement ralenti les suppressions d’emplois dans l’industrie. Les anticipations des industriels à 12 mois ont atteint leur plus haut niveau depuis février, malgré les perturbations logistiques et la persistance de fortes pressions sur les prix de l’énergie. Une publication plus faible pourrait affaiblir l’euro.

23 octobre, 10h30 / Allemagne / ***/ S&P Global indice PMI des services préliminaire pour octobre / préc. : 49,7 / effectif : 52,9 / prévision : 52,5 / EUR/USD — en baisse

Le PMI des services en Allemagne est remonté en septembre à un plus haut de sept mois, retrouvant une zone d’expansion claire grâce au renforcement des nouvelles commandes et à la hausse des investissements. Les entreprises ont accru leurs recrutements pour le deuxième mois consécutif, face à l’accumulation des arriérés de commandes, tandis que le regain des pressions sur les coûts d’intrants les a conduites à relever leurs prix. La lecture préliminaire d’octobre anticipe un ralentissement modéré du rythme d’expansion. Un léger affaiblissement de la dynamique dans les services pèsera sur l’euro.

23 octobre, 13h30, 15h00 / Russie / **/ Décision sur le taux directeur de la Banque de Russie et conférence de presse / préc. : 14,0 % / effectif : 14,0 % / prévision : 14,0 % / USD/RUB — en baisse

La Banque de Russie a maintenu son taux directeur à 14 % à l’issue de la réunion de septembre, marquant une pause après dix baisses consécutives. Cette pause s’explique par un bond de l’inflation sous-jacente au troisième trimestre, la croissance annuelle lissée en données corrigées des variations saisonnières atteignant 11,6 %, sous l’effet de perturbations dans les raffineries et d’un pic des tarifs des carburants. Même si la banque centrale considère ce choc de prix comme largement exogène et anticipe un retour de la désinflation, les tensions persistent sur le marché du travail, avec un chômage à un plus bas historique, et la consommation des ménages ne ralentit que modérément. Le maintien d’une politique monétaire restrictive et la volonté affichée du régulateur de contrer les risques inflationnistes soutiendront le rouble.

23 octobre, 15h30 / Canada / **/ Ventes au détail d’août / préc. : 5,2 % / effectif : 5,1 % / prévision : 4,9 % / USD/CAD — en hausse

Les ventes au détail au Canada ont augmenté de 5,1 % sur un an en juillet, dépassant le niveau de référence de long terme du marché (4,65 %). Le secteur de la consommation est resté solide, proche des niveaux élevés de juin, apportant un soutien significatif à la demande intérieure. Le consensus pour août prévoit un ralentissement de la croissance du commerce de détail. Le refroidissement de l’activité de consommation pèsera sur le dollar canadien.

23 octobre, 16h45 / États-Unis / ***/ S&P Global indice PMI manufacturier préliminaire pour octobre / préc. : 53,9 / effectif : 55,9 / prévision : 55,5 / USDX (indice du dollar à six devises) — en baisse

L’activité du secteur manufacturier américain est restée à 55,9 en septembre, soit son meilleur niveau depuis le printemps 2022. L’impulsion industrielle a été soutenue par l’afflux de commandes en provenance du secteur public et des entreprises technologiques, ce qui a permis aux usines d’augmenter leur production pour le seizième mois consécutif et d’accélérer les embauches au rythme le plus rapide depuis cinq ans. Dans le même temps, la demande à l’exportation est restée pénalisée par les droits de douane et le coût élevé de la logistique, tandis que l’allongement des délais de livraison des fournisseurs a coïncidé avec un retour des pressions haussières sur les coûts des intrants. La première estimation pour octobre devrait faire ressortir un ralentissement modéré de la croissance manufacturière. Un affaiblissement de la dynamique industrielle pèserait sur le dollar américain.

23 octobre, 16h45 / USA / ***/ S&P Global services PMI préliminaire pour octobre / préc.: 56,5 / effectif: 58,8 / prévision: 58,0 / USDX — en baisse

Le secteur américain des services a enregistré en septembre sa plus forte expansion depuis l’été 2021, prolongeant une séquence de croissance de six mois. La vigueur de la demande intérieure a généré le plus fort afflux de nouvelles commandes depuis plus de quatre ans, mené par les industries de haute technologie, la santé et la distribution, ce qui a provoqué des pénuries de capacités et une accumulation continue des arriérés. Pour faire face à l’afflux de clients, les entreprises de services ont augmenté leurs effectifs pour le troisième mois consécutif, tout en subissant une forte hausse des coûts de l’énergie et de la main-d’œuvre qui les a contraintes à relever leurs prix. La publication préliminaire d’octobre anticipe un certain refroidissement de l’expansion des services. Un ralentissement de la croissance des services exercerait une pression baissière sur le billet vert.

23 octobre, 17h00 / USA / **/ Indice de confiance des consommateurs de l’University of Michigan pour octobre (avance) / préc.: 51,7 / effectif: 48,1 / prévision: 46,3 / USDX — en baisse

La confiance des consommateurs américains a reculé début octobre pour atteindre son plus bas niveau depuis la fin du printemps, les ménages exprimant une frustration croissante face à la hausse du coût de la vie. L’appréciation des conditions économiques actuelles a chuté à un plus bas historique de 44,7, reflétant des conditions défavorables à l’achat de biens durables dans un contexte de prix plus élevés et de crédit coûteux. Les familles à bas revenus disposant d’une épargne limitée ont été les plus touchées, leurs budgets étant épuisés par de nouvelles tensions sur les dépenses. La dégradation attendue du moral des ménages accroît le risque d’un nouveau repli de la demande intérieure et pèsera sur le dollar américain.

23 octobre, 17h00 / USA / **/ Anticipations d’inflation de l’University of Michigan pour octobre (avance) / préc.: 4,0% / effectif: 4,6% / prévision: 4,7% / USDX — en hausse

Les anticipations d’inflation à court terme des consommateurs américains ont continué de progresser en octobre pour atteindre un plus haut de cinq mois. La conviction des ménages que les prix vont poursuivre leur hausse au cours de l’année s’est accompagnée d’un relèvement de l’anticipation à cinq ans à 3,5%, ce qui signale un ancrage plus profond d’un sentiment pro-inflationniste au sein du public. Les analystes s’attendent à une nouvelle légère hausse des anticipations d’inflation dans le prochain rapport. Le maintien à un niveau élevé des craintes d’inflation des ménages renforce l’argument en faveur d’une Réserve fédérale plus restrictive et soutient le dollar américain.

22 octobre, 13h50 / Royaume-Uni — Andrew Bailey, Bank of England — GBP/USD

22 octobre, 15h15 / Zone euro — Fabio Panetta, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et Gouverneur de la Banque d’Italie — EUR/USD

22 octobre, 23h00 / Royaume-Uni — Catherine Braddick, Bank of England — GBP/USD

23 octobre, 10h55 / Zone euro — Patrick Montagner, Conseil de surveillance de la BCE — EUR/USD

23 octobre, 17h00 / Zone euro — Piero Cipollone, Directoire de la BCE — EUR/USD

D’autres interventions de hauts responsables des banques centrales sont programmées ces jours‑ci ; leurs déclarations entraînent généralement une hausse de la volatilité sur le marché des changes en donnant des indications sur l’orientation future de la politique monétaire.

Lien vers le calendrier économique. Sauf indication contraire, toutes les données sont exprimées en rythme annuel (en m/m lorsque cela est précisé). Les valeurs de la balance commerciale, des exportations et des importations sont indiquées dans la monnaie du pays. Un astérisque signale l’importance du rapport pour les instruments disponibles sur la plateforme InstaTrade. L’heure indiquée est celle de Moscou (GMT+3.00). Ouvrez un compte de trading ici. Consultez les InstaTrade market video news. Pour un accès nomade, téléchargez l’application MobileTrader.

Svetlana Radchenko,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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