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Jeudi, la Bank of England a tenu sa cinquième réunion de l’année et, pour la sixième fois consécutive, le taux d’intérêt est resté inchangé. Lors de la dernière réunion (alors que l’inflation au Royaume-Uni était bien plus élevée qu’aujourd’hui), deux membres du Comité de politique monétaire (MPC) avaient voté en faveur d’un durcissement de la politique monétaire. En juin, l’inflation en Grande-Bretagne a ralenti à 2,6 % en rythme annuel, mais le MPC a voté à 6 contre 3 pour le maintien du taux. Trois membres (Huw Pill, Megan Greene et Catherine Mann) estiment qu’une nouvelle hausse suivra le recul actuel de l’inflation au second semestre. Ils soutiennent que la BoE devrait prendre des mesures préventives. Leurs voix n’ont pas suffi à déclencher une hausse des taux, mais la tendance est claire : la position de la BoE devient de plus en plus « hawkish ».
Dans le communiqué accompagnant la décision, la BoE a souligné que les prix du pétrole et de l’énergie restent volatils et que l’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient est élevée. L’impact du choc énergétique sur l’économie britannique est impossible à prévoir. La politique monétaire ne peut pas influer sur les prix de l’énergie, mais elle peut affecter l’adaptation de l’économie et ramener l’inflation vers l’objectif. La politique monétaire de la BoE restera axée sur la réalisation de ses objectifs, mais dépendra de l’ampleur et de la durée du choc énergétique ainsi que de ses répercussions sur l’économie. Plus les prix du pétrole restent élevés et durent, plus les risques inflationnistes augmentent. Les données récentes continuent d’indiquer une désinflation, mais ce processus pourrait à tout moment se transformer en nouvelle accélération des prix.
La BoE a également indiqué que les prévisions d’inflation pourraient évoluer sensiblement sous la pression du conflit au Moyen-Orient, et que la banque centrale est prête à prendre les décisions nécessaires pour stabiliser les prix. Pour le troisième trimestre de cette année, la banque centrale s’attend à une remontée de l’inflation à 2,9 %, puis à 3,2 % au quatrième trimestre. L’an prochain, l’indice des prix à la consommation devrait ralentir à 2,1 %.
Sur la base de tout ce qui précède, une conclusion s’impose. Plus le conflit au Moyen-Orient se prolonge, plus la probabilité d’une hausse de l’inflation augmente, et plus la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire par la BoE est élevée. La situation est similaire aux États-Unis, de sorte que les deux banques centrales pourraient relever leurs taux d’intérêt au second semestre.
Sur la base de l’analyse réalisée pour l’EUR/USD, je conclus que l’instrument reste inscrit dans une phase haussière du mouvement de tendance et, à plus court terme, dans une phase baissière de cette tendance. À mon avis, c’est un bon moment pour tenter de se positionner à l’achat. Toutefois, l’instrument peut encore reculer vers la zone des 1,13 au sein de la vague 5 en C. L’analyse en vagues réserve souvent des surprises, c’est pourquoi je commencerais déjà à m’orienter vers des achats.
La structure en vagues de la paire GBP/USD est devenue assez complexe. À ce stade, l’instrument a formé trois vagues baissières, tandis que pour l’EUR/USD, 5 vagues pourraient être en cours. Par conséquent, la livre pourrait former une autre vague à la baisse, tout comme l’euro, mais cette vague pourrait constituer la deuxième au sein d’une nouvelle phase haussière de la tendance. Ainsi, la divergence entre les structures en vagues de l’euro et de la livre existera, mais restera limitée. Sur cette base, la correction baissière peut encore se prolonger quelque temps, puis j’attends la construction de la vague 3 d’un nouveau segment haussier de la tendance, avec des objectifs situés autour de la zone 1,37–1,38.