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23.07.2026 02:12 PM
La position restrictive de la BCE soutient l’euro
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Lee Hardman, senior analyste des changes au sein du conglomérat financier japonais MUFG (Mitsubishi UFJ Financial Group), souligne qu’à l’approche de la réunion de la BCE, les rendements des emprunts d’État de la zone euro ont atteint de nouveaux plus hauts depuis le début de l’année. Les marchés intègrent dans leurs prix deux à trois hausses de taux d’intérêt dans la période à venir et écartent presque la probabilité d’une hausse supplémentaire en septembre. Ces évolutions sont cohérentes avec la prévision de Hardman selon laquelle le dernier mouvement interviendra en septembre, même s’il avertit qu’une nouvelle hausse des prix de l’énergie augmenterait le risque d’un resserrement monétaire prolongé et pèserait sur la croissance dans la zone euro.

Il met également en avant que, depuis le début de l’année, à l’approche des réunions de politique monétaire, la dynamique des rendements et les anticipations de taux pour la BCE ont sensiblement évolué :

« En réaction à la hausse des prix de l’énergie, les participants de marché ont commencé à intégrer des anticipations plus restrictives pour les grandes banques centrales, dont la BCE et la Fed, ce qui a conduit les rendements à court terme à atteindre de nouveaux plus hauts depuis le début de l’année. Le marché des taux de la zone euro anticipe désormais deux à trois hausses supplémentaires des taux de la BCE dans l’année à venir, tandis que le marché des taux américain intègre environ deux hausses de la Fed sur la même période. Les rendements à court terme ont récemment davantage augmenté en Europe qu’aux États‑Unis, entraînant un mouvement des écarts de rendement défavorable au USD. »

« Une nouvelle hausse dès la prochaine réunion de politique monétaire en septembre est presque entièrement intégrée dans les prix. Cela correspond à notre propre prévision d’une dernière hausse en septembre, même si nous reconnaissons que le risque d’une hausse supplémentaire plus tard cette année augmenterait si des prix de l’énergie plus élevés se maintenaient au cours du second semestre. »

« Nous voyons aujourd’hui peu de marge pour que la Présidente Lagarde s’oppose fermement aux anticipations de marché de multiples hausses de taux, dans la mesure où les risques d’inflation augmentent. La hausse des prix de l’énergie accentuera également les risques baissiers pour la croissance dans la zone euro. Comme aux États‑Unis, l’économie de la zone euro a jusqu’à présent mieux résisté que prévu au choc des prix de l’énergie, ce qui apporte un certain réconfort. »

Irina Yanina,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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