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La paire de devises GBP/USD a également tenté de reprendre sa tendance haussière la semaine dernière, y compris sur l’unité de temps 4 heures, sans même parler des graphiques journaliers ou hebdomadaires. Nous ne doutons pas que la livre sterling continuera de s’apprécier. La raison en est que le dollar devrait poursuivre sa baisse. Même les facteurs les plus globaux jouent contre la devise américaine. Il convient de noter que la monnaie américaine s’est appréciée pendant 15 ans. Le graphique mensuel montre clairement que la baisse de la paire a commencé en 2007. Tous les traders savent que les cycles se retournent. La « tendance dollar » avait depuis longtemps besoin de s’inverser. Et cela s’est produit en 2022. C’est à ce moment-là que l’inflation a commencé à ralentir aux États‑Unis et que le marché a commencé à anticiper un assouplissement de la politique monétaire. Depuis, le dollar ne fait que baisser, et le retour de Donald Trump au pouvoir pour un second mandat n’a fait qu’accélérer ce mouvement.
À l’heure actuelle, la livre sterling évolue autour du niveau de 1,3633, et il lui suffit de gagner 240 points pour atteindre un plus haut de quatre ans. La géopolitique ne soutient plus le dollar, car le conflit se dirige vers sa conclusion, et le marché a déjà pleinement intégré ce facteur en février‑mars. Le dollar n’a pas d’autres atouts, et n’en a jamais eu. Le marché continue d’ignorer la plupart des événements macroéconomiques et fondamentaux, mais même s’il ne le faisait pas, cela ne changerait rien. Le dollar baisserait peut‑être simplement encore plus vite.
Il convient de rappeler que la Bank of England pourrait relever son taux directeur une ou deux fois cette année en raison de la hausse de l’inflation, alors que la Fed n’a pas cette marge de manœuvre. Il convient de noter que cette semaine, la Federal Reserve accueillera le protégé de Donald Trump, Kevin Warsh, qui défendra sans aucun doute des positions « accommodantes ». Personne ne sait comment la Fed agira par la suite. Il est bien sûr tentant d’affirmer que le comité du FOMC soutient majoritairement les vues de Jerome Powell, et que Powell lui‑même restera président de la Fed. Ainsi, Warsh et Stephen Miran pourront voter pour une baisse de taux à chaque réunion, mais leurs voix ne suffiront pas à emporter la décision. Cependant, en réalité, personne ne sait comment les choses vont évoluer au sein de la Fed désormais, ni contre qui d’autre Trump cherchera à obtenir des révocations par la voie judiciaire.
Cette semaine, on ne peut passer sous silence la publication de l’inflation américaine, même si une accélération ne pousserait pas nécessairement la Fed à durcir sa politique monétaire. Par conséquent, il ne faut pas s’attendre à un soutien du dollar si l’inflation grimpe à 3,4‑3,6 %. Au Royaume‑Uni, la première estimation du PIB pour le premier trimestre sera publiée, et elle pourrait faire apparaître une croissance assez correcte de l’économie britannique dans les circonstances actuelles. En tout état de cause, ces statistiques n’infléchiront pas la tendance de fond, et le marché pourrait également les ignorer. S’agissant de la géopolitique, cette semaine encore, nous attendrons des informations officielles sur les négociations, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’accord entre l’Iran et les États‑Unis.
La volatilité moyenne de la paire GBP/USD au cours des 5 dernières séances de trading est de 88 pips. Pour la paire livre/dollar, cette valeur est considérée comme « moyenne ». Le lundi 11 mai, nous attendons donc une évolution dans la fourchette délimitée par 1,3545 et 1,3721. Le canal supérieur de la régression linéaire s’est orienté à la hausse, ce qui indique une reprise de la tendance haussière. L’indicateur CCI n’a pas généré de signaux récemment.
S1 – 1,3611
S2 – 1,3550
S3 – 1,3489
R1 – 1,3672
R2 – 1,3733
R3 – 1,3794
La paire de devises GBP/USD poursuit sa reprise après deux « mois de géopolitique ». La politique de Trump continuera de peser sur l’économie américaine, de sorte que nous n’anticipons pas de progression de la devise américaine en 2026. Ainsi, les positions longues avec un objectif à 1,3916 et au‑delà restent pertinentes lorsque le prix se maintient au‑dessus de la moyenne mobile. Si le prix passe sous la ligne de la moyenne mobile, des positions courtes peuvent être envisagées avec des objectifs à 1,3489 et 1,3428 sur des bases techniques. Ces dernières semaines, la devise britannique s’est redressée et le facteur géopolitique a perdu une partie de son influence sur le marché.