Voir aussi
Hier, les indices boursiers ont de nouveau clôturé sur une forte baisse. Le S&P 500 a reculé de 1,74 %, tandis que le Nasdaq 100 a chuté de 2,38 %. Le Dow Jones Industrial Average a plongé de 1,01 %.
Cependant, la plus forte baisse mensuelle des marchés actions mondiaux depuis 2022 s’est atténuée après que les États-Unis ont accordé à l’Iran un délai supplémentaire pour parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis un mois. Cette pause constitue un sursis de dix jours durant lequel Trump s’est engagé à ne pas frapper les infrastructures énergétiques iraniennes. Cela s’est toutefois révélé insuffisant pour stabiliser les conditions de marché.
Les marchés actions asiatiques ont réduit leurs pertes initiales à 0,4 %, tandis que les contrats à terme sur les indices boursiers américains et européens progressaient légèrement. L’indice MSCI All Country World continue d’enregistrer sa pire performance mensuelle depuis plus de trois ans, le conflit au Moyen-Orient alimentant les craintes d’une accélération de l’inflation et d’un ralentissement de la croissance économique.
Le sentiment de marché reste fragile. Une partie de l’optimisme initial s’est affaiblie après des informations selon lesquelles le Pentagone envisagerait d’envoyer jusqu’à 10 000 soldats supplémentaires au sol au Moyen-Orient. La dernière vague de fortes fluctuations des cours des actions constitue une réaction logique à ces nouvelles. Les opérateurs surveillent également de près le détroit d’Ormuz, principale voie maritime pour les exportations de pétrole du Moyen-Orient, qui demeure de fait fermé, ce qui pousse les prix du pétrole à la hausse et ajoute des pressions inflationnistes.
Comme tout au long de la semaine, Trump a de nouveau déclaré hier que les négociations avec l’Iran se déroulent très bien. Il a également réitéré sa promesse de s’abstenir de frapper les installations énergétiques du pays, ce qui a offert un répit temporaire aux marchés mondiaux de l’énergie, ébranlés par le conflit. En réponse, Téhéran a présenté plusieurs conditions pour mettre fin au conflit, dont l’une est la garantie que les États-Unis et Israël ne reprendront pas les attaques.
Par ailleurs, l’indice du dollar américain a reculé de 0,1 % vendredi. Le yen s’est apprécié face au dollar après que la ministre des Finances Satsuki Katayama a indiqué que les autorités pourraient intervenir pour contrer la volatilité des changes, y compris en prenant des mesures décisives. Le Bitcoin a glissé vers 69 000 $.
En ce qui concerne la configuration technique du S&P 500, la tâche principale des acheteurs aujourd’hui sera de dépasser le premier niveau de résistance à 6 520 $. Cela aiderait l’indice à gagner en élan haussier et pourrait ouvrir la voie à une progression vers un nouveau niveau à 6 537 $. Une autre priorité pour les haussiers sera également de maintenir le contrôle au-dessus de 6 552 $, ce qui renforcerait la position des acheteurs. En cas de mouvement baissier dans un contexte de diminution de l’appétit pour le risque, les acheteurs devront s’affirmer autour de 6 505 $. Une cassure en dessous de ce niveau ramènerait rapidement l’instrument de trading vers 6 490 $ et ouvrirait la voie à 6 473 $.