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09.06.2026 12:03 PM
Le durcissement des conditions financières engendre un nouveau risque sérieux

Alors que le dollar américain s’est légèrement replié face à l’euro et à la livre — un mouvement qui ressemble davantage à une correction qu’à un problème fondamental pour le billet vert — un rapport intéressant de Citadel Securities a retenu mon attention et s’apparente à un avertissement direct aux marchés : le prochain risque sérieux pour les traders est un resserrement des conditions financières, et la prochaine décision de la Fed sera très probablement une hausse des taux.

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La firme identifie trois facteurs qui rendent ce scénario de plus en plus probable : un vaste cycle d’investissement dans l’IA, un durcissement des conditions sur les marchés de l’énergie et un renforcement du marché du travail. Ces trois éléments sont présents simultanément et se renforcent mutuellement.

Concernant le marché du travail, principal point de focalisation de la Fed, un faible taux de chômage et une offre de travail contrainte signifient que toute nouvelle accélération risque de pousser les salaires au‑delà du niveau compatible avec une inflation de 2 %. Le rapport sur l’emploi de mai — +172 000 emplois contre une prévision de 85 000 — a confirmé que ce risque n’est pas théorique. Les marchés intègrent déjà dans les prix une hausse de 25 points de base d’ici décembre, et la probabilité d’un mouvement plus précoce en septembre augmente.

Une autre thèse qui mérite l’attention concerne l’inflation, même après une éventuelle réouverture du détroit d’Hormuz. La firme avertit que, même si le conflit avec l’Iran est résolu, les pressions sur les prix ne disparaîtront pas automatiquement. Les stocks épuisés pendant le blocus devront être reconstitués. Les gouvernements et les entreprises, marqués par la crise énergétique, constitueront des réserves stratégiques plus importantes et diversifieront leurs chaînes d’approvisionnement — une hausse structurelle des coûts dans l’ensemble de l’économie pour de nombreux mois à venir. En d’autres termes, la réouverture du détroit réduira la prime géopolitique intégrée au prix du pétrole, mais n’éliminera pas totalement les pressions inflationnistes.

Un dernier risque, encore peu pris en compte, tient à la réaction politique à l’encontre de l’IA. À l’approche des élections de mi‑mandat de novembre, les préoccupations relatives aux pertes d’emplois, à la consommation d’énergie et à l’inflation suscitent une attention politique croissante.

Pour le dollar, le tableau est sans équivoque positif. Des hausses de taux de la Fed dans un contexte d’économie résiliente et d’inflation persistante rendent les actifs américains plus attractifs pour les investisseurs internationaux — l’écart de rendement entre les États‑Unis et les autres grandes économies va se creuser. Si la BCE marque une pause après une hausse en juin tandis que la Fed poursuit son resserrement, cette divergence monétaire jouera en faveur du dollar face à l’euro et aux autres devises des marchés développés. Pour les marchés émergents, un dollar plus fort et des taux américains plus élevés signifient des sorties de capitaux et des pressions sur les devises locales — un schéma déjà observable.

Perspectives techniques pour EUR/USD

Les acheteurs d’EUR/USD devraient envisager de s’emparer de 1,1550. Cela permettrait un test de 1,1580, et à partir de là, la paire pourrait atteindre 1,1600, même si aller au‑delà de ce seuil sans le soutien des grands intervenants serait difficile. L’objectif plus éloigné est le sommet proche de 1,1625. À la baisse, seul un intérêt d’achat substantiel autour de 1,1530 inciterait les gros acteurs à intervenir ; à défaut, il serait prudent d’attendre un nouveau creux à 1,1505 ou d’envisager des positions longues à partir de 1,1480.

Perspectives techniques pour GBP/USD

Pour GBP/USD, les acheteurs de sterling doivent franchir la première résistance à 1,3370 pour viser 1,3405 ; dépasser ce niveau pourrait s’avérer difficile, avec un objectif supplémentaire à 1,3440. En cas de repli de la paire, les vendeurs chercheront à prendre la main à 1,3335. Une cassure nette sous 1,3335 endommagerait probablement fortement les positions longues et pourrait pousser GBP/USD vers 1,3300, avec un risque baissier s’étendant à 1,3285.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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